Ciné Club

Les Ciné-club de la Salamandre
C'est, une fois par mois, l'occasion de voir ou revoir un grand classique du cinéma. La programmation des Ciné-club est élaborée avec le réseau de cinémas bretons Cinéphare. En 2017/2018, vous pourrez découvrir 12 chefs d'œuvres déclinés au fil de trois cycles : Cinéma japonais, Antonio Pietrangeli, Anticipation.
Présentation régulière des séances par Marc-André Boënnec et Christophe Stang, cinéphiles et membres de l'association La Salamandre.


CYCLE 

Cinéma Japonais 


ENTRE LE CIEL ET L'ENFER
de Akira Kurosawa (Japon- 1963 - 2h23)
Avec Chiaki Minoru....
Actionnaire d’une grande fabrique de chaussures, Kingo Gondo décide de rassembler tous ses biens pour racheter les actions nécessaires pour devenir majoritaire. C’est alors qu’on lui apprend qu’on a enlevé son fils et qu’une rançon est exigée. Mais, second coup de théâtre, c’est le fils de son chauffeur qui a été enlevé…
Ce film haletant impressionne par sa succession de morceaux de bravoure cinématographiques jusqu'à se conclure en apothéose.  Libération
Ciné club le mardi 19 septembre à 20h30






VOYAGE A TOKYO
de Yasujiro Ozu (Japon - 1953 - 2h16)

Avec Chishu Ryu...
Un couple de personnes âgées rend visite à leurs enfants à Tokyo. D'abord reçus avec les égards qui leur sont dûs, ils deviennent bientôt dérangeants dans leur vie quotidienne.
L'universalité des thèmes, alliés à la perfection de la mise en scène et à la rigueur descriptive de l'ensemble, offrent une quintessence du style d'Ozu, sans pour autant atteindre le degré d'austérité de ses opus en couleurs. Ecran Large
Ciné club le mardi 31 octobre à 20h30









NUAGES EPARS
de Mikio Naruse (Japon - 1967 - 1h44)
Avec Yuzi Kayama,...
Yumiko Eda et son mari Hiroshi se préparent à partir vivre aux Etats-Unis. Dans quelques mois, la jeune femme enceinte donnera naissance à leur premier enfant. Mais Hiroshi, renversé par une voiture, meurt subitement. Rongé par le remords, Shiro Mishima, le responsable de l'accident, décide de verser une pension à la jeune veuve et de maintenir le contact avec elle...
Naruse donne dans "Nuages flottants" le meilleur de lui-même. Et l'on reconnaît sans difficulté, en Nuages épars, son style, sa vision du monde et celle, critique, de la société et de la mentalité japonaises. Cultureaupoing.com
Ciné club le mardi 28 novembre à 20h30




L'EMPIRE DES SENS
de Nagisa Oshima (USA - 1976 - 1h51)
Avec Eiko Matsuda, Tatsuya Fuji...
Interdit aux moins de 16 ans
1936, dans les quartiers bourgeois de Tokyo. Sada Abe, ancienne prostituée devenue domestique, aime épier les ébats amoureux de ses maîtres et soulager de temps à autre les vieillards vicieux. Son patron Kichizo, bien que marié, va bientôt manifester son attirance pour elle et va l'entraîner dans une escalade érotique qui ne connaîtra plus de bornes.
Oshima signe une œuvre trouble, dérangeante, portée par des images dont les couleurs et la géométrie évoquent des estampes japonaises. Un film d'une grande beauté formelle qui prend toute son ampleur au cinéma. DVDClassik
Ciné club le mardi 19 décembre à 20h30










CYCLE 

Antonio Pietrangeli

Antonio Pietrangeli, personnalité originale et injustement oubliée de l’âge d’or du cinéma italien. Après des études de médecine, il suit le parcours de nombreux futurs cinéastes italiens de l’époque en passant par l’écriture, d’abord au sein de la critique puis en tant que scénariste. Là, il œuvrera pour nombre de réalisateurs majeurs durant l’après-guerre comme Luchino Visconti pour Ossessione (1943) et La Terre tremble (1948), Roberto Rossellini sur Europe 51 (1952) ou dans un registre plus populaire Fabiola d’Alessandro Blasetti (1948). 
Sur certains de ses scripts comme La Louve de Calabre (1952) d’Alberto Lattuada, on pouvait distinguer ce qui serait la préoccupation majeure de sa filmographie à venir : la condition féminine dans l’Italie moderne. Ce thème rarement évoqué dans la production italienne d’alors le distingue des autres cinéastes qui lui sont contemporains et participe à la réussite Du soleil dans les yeux (1953), Adua et ses compagnes (1960), La Fille de Parme (1963) ou Je la connaissais bien (1965), trois films majeurs du cinéma transalpin qui constituent le cycle que nous vous proposons. Avec en bonus le léger Fantômes à Rome (1961), satire de la spéculation immobilière dans laquelle Marcello Mastroianni s'offre un triple rôle et donne la réplique à l'immense Vittorio Gassman.


DU SOLEIL DANS LES YEUX
de Antonio Pietrangeli (Italie- 1953 - 1h38)
Avec Irène Galter, Gabriele Ferzetti....
Celestina est une jeune paysanne qui quitte son petit village pour chercher du travail comme domestique à Rome. Ses différents employeurs profitent de son innocence tout comme les hommes, attirés par sa beauté. Elle se fait courtiser par un jeune plombier, Fernando, dont elle tombe amoureuse et qui disparaît alors qu’elle est enceinte…
Mais le talent de Pietrangeli repose sur sa direction d’acteurs, dans la finesse d’écriture de ses personnages, importants ou non (et ils sont nombreux), dans son don pour les notations psychologiques et évocatrices des différents milieux sociaux. Ainsi que dans la tendresse sans complaisance qu’il accorde à ses personnages. Jamais il ne les condamne ni ne cherche à les valoriser.  Les inrocks
Ciné club le mardi 30 janvier à 20h30



ADUA ET SES COMPAGNES
de Antonio Pietrangeli (Italie- 1960 - 1h46)
Avec Simone Signoret, Sandra Milo, Emmanuelle Riva....
Après que leur maison close ait été fermée, quatre prostituées s’établissent à leur compte en ouvrant un restaurant. Mais une de leurs anciennes relations, un homme du milieu, se manifeste bientôt pour les faire travailler sous sa coupe…
Ciné club le mardi 27 février à 20h30








 

JE LA CONNAISSAIS BIEN
de Antonio Pietrangeli (Italie- 1965 - 1h37)
Avec Stefania Sandrelli, Mario Adorf, Jean-Claude Brialy ....
Adriana est une jolie provinciale qui rêve de devenir actrice. Elle quitte son village natal pour faire carrière à Rome. Légère et candide, la jeune fille multiplie les aventures et les emplois en quête d’un rôle. 
C’est aussi par le ton singulier, ni comédie ni mélodrame, observation minutieuse magnifiée par d’incessants travellings, que Je la connaissais bien émeut et captive. Jamais moraliste, presque neutre, le regard à hauteur d’homme (malgré quelques coquetteries) suit l’itinéraire d’Adriana avec une justesse rigoureuse et exemplaire. Avoir-alire.com
Ciné club le mardi 27 mars à 20h30




FANTÔMES A ROME
de Antonio Pietrangeli (Italie- 1961 - 1h45)
Avec Marcello Mastroianni, Belinda Lee....
Les rapports entre un vieux prince, Don Annibale di Roviano, et les fantômes ancestraux qui peuplent son antique palais romain...
Merveilleuse comédie fantastique, "Fantômes à Rome" est un cas particulier dans le paysage de la comédie à l'italienne généralement moins raffinée et plus caustique, et dans la filmographie d'Antonio Pietrangeli, auteur subtil, féministe et secret du cinéma italien .  Les inrocks
Ciné club le mardi 24 avril à 20h30












CYCLE "Anticipation"



LE JOUR OU LA TERRE S'ARRÊTA
de Robert Wise (USA- 1952 - 1h32)
Avec Michael Rennie, Patricia Neal....
Une soucoupe volante atterrit sur Terre. Alors qu'on les croyait hostiles, les extraterrestres sont en fait porteurs d'un message de paix pour l'humanité.
Le jour où la terre s'arrêta est de ces films que le temps polit pour en faire un modèle du genre, un fleuron de cette époque où la science-fiction servait d'exutoire aux angoisses imposées par la guerre froide et mettait en abyme l'insécurité du monde.  Avoir-alire.com
Ciné club le mardi 29 mai à 20h30







STALKER
de Andrei Tarkovsky (Russie - 1980 - 2h43)
Avec Alexandre Kaidanovski, Anatoli Solonitsyne....
Dans un pays et une époque indéterminés, il existe une zone interdite, fermée et gardée militairement. On dit qu'elle abrite une chambre exauçant les désirs secrets des hommes et qu’elle est née de la chute d'une météorite, il y a bien longtemps. Les autorités ont aussitôt isolé le lieu, mais certains, au péril de leur vie, bravent l’interdiction. Leurs guides se nomment les «stalker», êtres déclassés, rejetés, qui seuls connaissent les pièges de la zone, en perpétuelle mutation… 
Tarkovski gagne haut la main. L'intelligence et la complexité de son propos (…), la puissance d'une mise en scène dont une bande son remarquablement travaillée accentue le caractère envoûtant, font du Stalker un monument. Le Monde
Ciné club le mardi 26 juin à 20h




PHASE IV
de Saul Bass (USA- 1974 - 1h27)
Avec Nigel Davenport, Michael Murphy, ....
Un mystérieux signal est lance de l'espace. Sur Terre, dans le désert d'Arizona, des fourmis noires d'une espèce inconnue attaquent les humains.
Phase IV se hisse en haut du panier d’un genre qui a connu des développements fascinants au cours des années 70. Dès lors, libre au spectateur d’interpréter cette métaphore comme il l’entend (symbole de la montée du fascisme ou du communisme, cri d’alerte écolo) puisque l’auteur a eu l’habileté d’ouvrir des pistes de réflexion sans jamais imposer un point de vue unique et simplificateur. Dans ces conditions, on ne peut que regretter que ce tout premier long-métrage de Saul Bass soit resté une expérience unique. Avoir-alire.com
Ciné club le mardi 24 juillet à 20h30




MIRACLE MILE
de Steve de Jarnatt (USA - 1989 - 1h27)
Avec Lou Hancock, Mykelti Williamson....
Une nuit, après un rendez-vous raté avec la femme de sa vie, un homme reçoit dans une cabine téléphonique l’appel d’un militaire affolé qui lui apprend que des missiles nucléaires vont s’abattre sur Los Angeles dans 1 heure et 10 minutes.
Visuellement éblouissant avec ses plans-séquences virtuoses magnifiant l'architecture de L.A. by night, il démarre sur un ton badin et arty, avant de s'enfoncer peu à peu dans un véritable cauchemar éveillé. Un récit filmé quasiment en temps réel et où le héros, lancé dans une course contre la montre pour retrouver sa bien-aimée, croise au fil de la nuit une galerie de personnages barrés, attachants ou terrifiants.  Le Point
Ciné club le mardi 28 août à 20h30








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